Ma madeleine de Proust pas très loin de Guermantes

La cueillette du Plessis à Lumigny en Seine et Marne n’est qu’à une vingtaine de kilomètres à vol d’oiseau de Guermantes. Confinement ou pas confinement, hors de question pour moi de rater, ce samedi, l’ouverture au public de ce champ où je vais cueillir fruits et légumes depuis près de trente ans. Pour preuve, je suis connue et reconnue même masquée par la dame à l’accueil. Photo annuelle sur le mythique tracteur en flippant à l’idée de me plus pouvoir hisser ma carcasse à bord. Tout va bien cette année encore. Je suis apte au service à savoir la saison qui durera jusqu’à Halloween.

Ce chemin des chauves-souris dans ce billet n’a rien d’anodin puisqu’on nous dit que ce virus descendrait tout droit de cet étrange animal. On veut bien mais il m’arrive sans sombrer dans le débat des complotistes qu’on ne nous dit pas tout. Nous avons donc emprunté ce chemin pour cueillir des radis roses et joufflus, des épinards frais et ce bouquet de narcisses. En boutique, nous avons complété avec d’autres choses. De quoi nous faire plaisir durant ces longues semaines de confinement à venir car si samedi, nous avons risqué l’aventure, la cueillette se trouve au-delà du rayon de trente bornes autorisées pour notre ravitaillement. On fera avec en attendant des jours meilleurs…

La vie en rose… si on veut

La vie en rose si on veut suite au message laissé à l’intention de mes lectrices et lecteurs sur Canalblog. Reprendre le cours de ce blog lâchement abandonné au mois de janvier dernier. Je vous demande un peu de patience car je dois l’aménager pour tenir, à présent, dans la durée. Le précédent restera en place mais je ne céderai en rien à cette demande de rançon à l’intention de ceux qui venaient amicalement me lire depuis de longues années…

Alors, la vie en rose si on veut en ce lundi pascal avec ce puzzle. Le dernier sur la précédente plateforme remonte au premier jour de l’hiver. Ca date. A ma décharge, peu de sujets pour titiller mon imagination. Depuis un mois, le petit pêcher devant la fenêtre de mon salon me distrait et me fait voir, à sa façon, la vie en rose. Ceci sur fond de ciel bleu azur. Hélas, ce festival est éphémère et bientôt les feuilles auront remplacé ces délicates pétales roses. Le froid et la neige, aussi, ont fait leur retour. Néanmoins, je vous souhaite un bon début de semaine. Abonnez-vous. A très bientôt.

Petit Filou a quatre ans

Décidément, Petit Filou n’a pas de bol. Comme l’an passé, le voici privé de fête familiale pour cause de nouveau confinement. Il y a de quoi rager. Petit Filou a quatre ans et va à l’école. Pourtant, il me semble que c’était hier que nous allions le voir, nouveau né, à la maternité. Petit Filou est devenu un petit garçon vif, espiègle et bavard comme un pie. Il a la tchatche et sait retourner toutes les situations à son avantage en un tour de langue habile. Souvent, Petit Poucet pourtant largement son aîné se fait avoir et punir à sa place. Quoique ça ne prenne plus car on le connait. Petit Filou a déjà une vie sociale et sentimentale très chargée. Depuis le début de l’année scolaire il s’est amouraché de Lola et ces deux là sont complices pour faire les quatre cent coups. Pareil pour les fêtes anniversaires auxquelles il est invité. Il faut dire que depuis qu’il est tout petit, il est à l’aise en société. En tout cas, il va me manquer pour quelques semaines encore, le temps qu’on veuille bien nous déconfiner. En attendant, je lui souhaite un très joyeux anniversaire et je sais par avance qu’il va être bien gâté ! 

On ne change pas une équipe qui gagne…

Lassée des bugs à répétition sur Canalblog, j’ai voulu installer, ici, mes pénates. Peine perdue. Je ne suis pas à l’aise et le cadre me bride l’imagination. Alors retour à la case départ. J’ai, hier, demander à mon ancienne plateforme de bien vouloir restaurer mon blog, sauvagement mis à la trappe au petit matin du premier janvier. On se retrouve donc à mon ancienne adresse. Pas de panique, vous n’avez rien raté puisque je me suis contentée de recopier les billets ici édités depuis le début de cette étrange année. La Covid-19 y est pour beaucoup, aussi, car garder trace de l’histoire que nous subissons depuis presque un an est pour moi non dénuée d’intérêt car nous ne savons pas où nous allons. Merci de votre fidélité et à bientôt car, décidément, on ne change pas une équipe qui gagne !

http://www.stylettante.net

Le Zouave a du souci à se faire

Saint Just Sauvage au sud du département de la Marne, là où flirtent l’Aube et la Seine. La Seine écumante, bouillonnante a noyé les paysages alentours. Rien de grave, rien de méchant pour l’instant pour tous ceux qui vivent là, accoutumés à ces débordements. Pourtant ces crues sont scrutées depuis Paris car elles n’annoncent rien de bon pour le Zouave du Pont de l’Alma.

C’était notre première sortie de l’année. Nous avons voulu tester un supermarché un peu plus grand que celui plus proche de chez nous histoire de faire des provisions au cas où ce troisième confinement serait décrété. Nous avons parcouru des kilomètres au milieu d’étendues forestières devenues lacs à perte de vue. C’était impressionnant, déprimant également. Seule cette lumière mordorée d’une fin de mois janvier m’a séduite. A ne pas refaire. On fera avec ce qu’on à portée de main en attendant des jours meilleurs.

Où on reparle de confinement

Nous sommes lucides. Nous ne couperons pas à ce confinement, troisième du nom. Lequel me ferait presque regretter mon ancien blog histoire de garder trace de cette histoire qui a considérablement changé nos modes de vie depuis un an.

Pourtant, en regardant les images des sommets enneigés comme jamais depuis bien longtemps, je me dis qu’à toute chose malheur est peut-être bon. Moins de déplacements et par là même moins pollution à l’échelon non pas national mais, international pourrait, qui sait, inverser très sensiblement la tendance suicidaire de notre planète bleue.

Ou comment alors qu’on nous murmure que dans quelques jours, nous pourrions être à nouveau confinés pour au moins trois semaines dans des conditions qui restent à déterminer, voir le verre à moitié plein tout en gardant à l’esprit que l’addition sera salée sur le plan économique et que là, encore, nos enfants et petits enfants vont trinquer à notre santé et celles de nos parents !

Des poireaux pour changer des endives au jambon

Oui, je sais, pas très glam cette recette, un dimanche sauf que pas grand chose à raconter en ce mois de janvier qui s’étire mollement. L’idée est de Laurent Mariotte. Lequel semble de retour sur terre avec des recettes abordables au quotidien telle cette variante de l’endive au remplacée par des poireaux dans son rouleau de jambon et sous sa sauce béchamel. Bonne idée car je trouve les endives chères cet hiver.

La recette reste la même et consiste à faire cuire à l’eau les poireaux pour les attendrir. Il faut les laisser reposer pour qu’ils perdent leur eau avant de les enrouler dans un jambon pour les mettre à gratiner avec une béchamel tout ce qu’il y a de plus classique à savoir, 40 grammes de beurre, 40 grammes de farine pour 1/2 litre de lait, un peu de sel, du poivre et de la noix de muscade. Parsemer d’emmenthal ou de Comté râpé et mettre au four environ 30 minutes. Servir bien chaud.

Anne-Claire VS Marie-Sophie

Chez TF1, on aime bien les prénoms composés. Marie-Sophie Lacarrau, depuis le début de l’année a remplacé l’irremplaçable Jean-Pierre Pernaut aux manettes du JT de 13 heures. Certes, je ne l’ai aperçue qu’en diagonale mais je n’ai pu m’empêcher de la trouver trop discrète et à peine audible. Il faut dire que pas facile d’égaler la voix de stentor de celui qui l’a précédée. Je n’ai pas pu m’empêcher, non plus, de faire un semblant de parallèle entre le style de cette nouvelle venue et celle qui officie à sa place, le weekend, Anne-Claire Coudray.

Et côté style, je trouve la petite nouvelle plutôt bien sapée comparée à sa consoeur qui a suscité quelques réflexions des spectateurs et de sa hiérarchie, les premiers temps. Elle s’est lissée même si ce n’est pas encore la perfection.

J’avoue avoir boycotté Anne-Claire Coudray quand elle a remplacé la très sage et très « scolaire » Claire Chazal. Surtout au lendemain des débats politiques en marge de l’élection présidentielle de 2017 où elle fardait à peine ses préférences en matière de candidat. Je l’avais trouvée déplacée alors qu’elle est supposée rester neutre. En ça Claire Chazal excellait.

Sauf que je me suis vite ennuyée sur France 2 et que la dame a beaucoup évolué. J’apprécie son JT du samedi midi davantage « lifestyle » avec son « quatre à table » et son escapade du weekend à bon prix.

Je fais le voeu que Marie-Sophie puisse imprimer sa marque et nous faire oublier l’accent trop terroir à mon goût des dossiers de JPP qui s’adressaient davantage à la génération de nos parents qu’à la notre à présent à la retraite. Pitié. Il faut savoir vivre avec son temps et si je me fie à sa garde-robe, je pense qu’elle peut donner du « style » à ce journal un peu trop daté à présent. Affaire à suivre. Laissons-lui du temps car la tâche ne sera pas aisée pour elle…

Carrot cake à ma façon

Hier, c’était l’anniversaire de ma grande fille. Peut-être nous verrons-nous la semaine prochaine. En attendant, j’ai voulu marquer le coup avec un carrot cake à ma façon. Ainsi, j’ai liquidé pas mal de sachets ouverts dans mes placards depuis longtemps – poudre d’amandes et raisins secs – ainsi que les carottes de mon dernier ravitaillement avant qu’elles s’abiment.

  • 3 belles carottes râpées
  • 4 oeufs
  • 175 grammes de sucre roux
  • 175 grammes de poudre d’amandes
  • 75 grammes de farine semi-complète
  • le jus d’une orange
  • gingembre et cannelle en poudre
  • 1 poignée de raisins secs bruns ou blonds
  • 1 citron et sucre glace pour le glaçage

Séparer les blancs des jaunes d’oeufs. Faire mousser les jaunes avec le sucre et monter les blancs en neige. Dans les jaunes, ajouter farine, poudre d’amande, épices et jus d’orange. Incorporer délicatement les blancs avant d’ajouter avec tout autant de délicatesse carottes râpées et raisins secs. Mettre au four 180° entre 40 et 50 minutes selon la puissance du four. Une fois cuit, préparer un glaçage avec le citron et le sucre glace. Le mettre sur le dessus du gâteau. Une autre version américaine existe avec du Philadelphia mais je trouve ça un peu lourd. Au goûter avec une tasse de thé, c’est vraiment délicieux en ces temps plus que moroses…

La meilleure boulangerie de France

Chouette. Ce lundi, Bruno et Norbert sont de retour. Habituellement, l’odeur du fournil revient sur nos écrans en même temps que celle de la rentrée des classes. La Covid-19 a tout chamboulé jusque dans nos rituels télévision. M6 nous promet un road trip gourmand. Tout un programme. L’affiche à elle seule est une invitation à la balade. Je ne sais pas où cette photo a été prise mais c’est la preuve par l’image que nos campagnes et nos villages ont un charme fou. La voiture rouge serait-elle un clin d’oeil à la Micheline de Julie qui elle aussi nous balade tous les samedis après-midi. Oui, je sais parmi vous se trouvent des vertueux qui ne se laissent jamais happer par la télévision. Tant mieux. Moi, pourtant, je lis livres et journaux, je tricote, je couds, je cuisine, je fais mon ménage à fond et je me balade autour de chez moi quand la météo le permet… Pourtant, en ces temps étranges, le ronron de la télévision est le seul à apaiser mes angoisses. Alors, bienvenue à la Meilleure Boulangerie de France qui de semaine en semaine devrait nous rapprocher du printemps.